Bénabar : la défaite de la musique
Les victoires de la musique, c'est quand même mieux qu'avant : il y a deux ans encore, on pouvait assister à des heures de glorification des sempiternels Cabrel, Voulzy, Calogero, Obispo, Pagny, Noah, Zazie...Difficile de rester zen en assistant à pareil défilés de losers. Désormais, ils se contentent d'assurer des rentrées d'argent aux restos du coeur et ne monopolisent plus ce genre de cérémonie. Samedi, Patrick Bruel, souriant et sympathique faisait en quelque sorte figure de rescapé.
Quel est le point commun entre Miossec et Bénabar : ils ont consacré une chanson ("30 ans" pour Miossec, "bon annversaire petit trentenaire pour Ben") à la trentaine, ça c'était juste un clin d'oeil à ma soeur Camille, 30 ans vendredi. Parce que sinon, pour reprendre le fil de mon propos, il n'y avait pas plus éloigné que leur tenue lors de cette cérémonie.
Qui a eu l'idée débile de faire chanter Miossec à minuit et demie? Aviné (pour ne pas dire complètement bourré), l'oeil torve, il massacre conscieusement sa si belle chanson "la facture d'électricité", morceau qui ouvre son dernier album "L'étreinte". Quelle déception de le voir chanter faux, s'accrocher en chancelant à son micro, plié en 2, éructer certains passages du morceau comme "l'échogrrrrrrrraphie du bébé" et poussant quelques cris pitoyables. Derrière lui, son groupe et ses deux choristes s'efforcent de rester dignes. On les admire. 43 ans le Miossec et un sacré coup de vieux, j'ai le pressentiment qu'il finira pas vieux justement, et ça me fait chier, moi qui ne suis pas un grand fan mais qui suis revenu vers lui avec ce dernier bel album...
Bénabar inversement est un grand professionnel. Il est enthousiaste juste ce qu'il faut, très lisse et tout en sobriété. Juste un saut de cabri en arrivant sur scène. Le gendre idéal, quoi. Je lui trouve aussi un petit côté psychorigide un peu gênant, un côté forcé, un je ne sais quoi de terne et de convenu (je prends sur moi pour ne pas écrire : de rance); personne n'osera dire qu'il n'aime pas ça devient l'archétype du bon goût et ça me fatigue, il n'y a plus de surprise ni d'enthousiasme. Reconnaissons que son morceau "le diner" est parfait, on s'y retrouve, c'est bien vu, bien tourné, bien interprété et je mangerai bien une pizza. Par contre son jeu de scène, digne d'un Sardou, et notamment sa façon d'arpenter celle-ci est atroce. Ca me stresse.
Ce triomphe de Babar, euh de Bénabar, c'est un peu le symbole de ces Victoires. La sélection était bonne, mais l'ensemble était moyen, comme si le bon niveau général des musiciens faisait qu'on avait du mal à s'enthousiasmer pour tel ou tel artiste (pourtant assez chouettes comme Emilie Simon, charmante, appliquée mais à laquelle manquait la grâce fragile de ses premiers morceaux à Katerine, aux narines surdimensionnées, en passant par Polnareff en direct de Bercy, Olivia Ruiz ou Grand Corps Malade, eux aussi double vainqueurs mérités)
Seules vraie bonne surprise et moment d'émotion, la prestation d'un Vincent Delerm -hélas reparti bredouille comme mes favoris de Phoenix- décoincé et printanier.
Pour terminer sur une note encore plus positive, j'écoute actuellement l'album de Jean-Pierre Nataf, l'ancien chanteur des innocents et c'est une pure merveille. Un album disponible à la médiathèque de Douarnenez.
Et pour finir sur iune touche d'humour, quelques critiques du dernier album de Bénabar extraites du site de la FNAC:
De la Variétoche sans intérêt comme seule la France a le secret... 3 parce que Bénabar a l'air d'etre sympa et de garder la tete froide, à la différence des ignobles Sardou, Obispo, Raphael et compagnie. (3/10)
étonnant cette album qui est publicité par le public et qui va surement rafler des récompenses... mais incompréhension totale car cet album est assez niais! ces textes sont toujours du meme acabit mais la musique aïe aïe aïe... il est sauvé par 1 ou 2 chansons mais le reste s'adresse plutôt à une maison de retraite...(2/10)
Le vent est entrain de tourner et Benabar ne fera plus illusion longtemps! Ses textes ne sont pas populaires mais populistes, ses mélodies ne sont que de vagues successions d'accords primaires et j'éviterais de parler de la voix (je ne veux pas être méchant). On est dans le consensuel écoeurant, la banalité affligeante et je frôle l'overdose de Benabar en ce moment (0/10)
Je crois que l'effet de surprise est passé. Oui ce gras-là (pardon gars!) sait écrire, oui certains textes sont drôles ou touchants, mais là y a quand même beaucoup à jeter: A commencer par Maritie (quelle honte cette chanson...). Franchement, c'ets de le grosse variet' de d..., puis le cahier de solfège où on cherche à forcer le littéraire, Que veux-tu que je lui dise plein de bons sentiments (ça doit être son "côté socialistes" comme disait une autre chanson), tu peux compter sur moi, Bruxelles, Le Berceuse (qui ne résiste pas à une écoute prolongée)... Bref un artiste en sursis pour moi...mais j'ai peur que le prochain album soit de la mélasse genre France 2 le dimanche soir. (5/10)
Bénabar : le petit chanteur coincé qui essaye parfois de faire de l'humour genre Laurent Gerra, parfois faire des chansons engagés, il voudrait bien être un rebelle mais bon, c'est plutôt le genre rebellion comme Les Inconus dans Auteuil Neuilly Passy.Bénabar, un artiste Rire et Chansons Sans aucun interet (0/10)
Quel est le point commun entre Miossec et Bénabar : ils ont consacré une chanson ("30 ans" pour Miossec, "bon annversaire petit trentenaire pour Ben") à la trentaine, ça c'était juste un clin d'oeil à ma soeur Camille, 30 ans vendredi. Parce que sinon, pour reprendre le fil de mon propos, il n'y avait pas plus éloigné que leur tenue lors de cette cérémonie.
Qui a eu l'idée débile de faire chanter Miossec à minuit et demie? Aviné (pour ne pas dire complètement bourré), l'oeil torve, il massacre conscieusement sa si belle chanson "la facture d'électricité", morceau qui ouvre son dernier album "L'étreinte". Quelle déception de le voir chanter faux, s'accrocher en chancelant à son micro, plié en 2, éructer certains passages du morceau comme "l'échogrrrrrrrraphie du bébé" et poussant quelques cris pitoyables. Derrière lui, son groupe et ses deux choristes s'efforcent de rester dignes. On les admire. 43 ans le Miossec et un sacré coup de vieux, j'ai le pressentiment qu'il finira pas vieux justement, et ça me fait chier, moi qui ne suis pas un grand fan mais qui suis revenu vers lui avec ce dernier bel album...
Bénabar inversement est un grand professionnel. Il est enthousiaste juste ce qu'il faut, très lisse et tout en sobriété. Juste un saut de cabri en arrivant sur scène. Le gendre idéal, quoi. Je lui trouve aussi un petit côté psychorigide un peu gênant, un côté forcé, un je ne sais quoi de terne et de convenu (je prends sur moi pour ne pas écrire : de rance); personne n'osera dire qu'il n'aime pas ça devient l'archétype du bon goût et ça me fatigue, il n'y a plus de surprise ni d'enthousiasme. Reconnaissons que son morceau "le diner" est parfait, on s'y retrouve, c'est bien vu, bien tourné, bien interprété et je mangerai bien une pizza. Par contre son jeu de scène, digne d'un Sardou, et notamment sa façon d'arpenter celle-ci est atroce. Ca me stresse.
Ce triomphe de Babar, euh de Bénabar, c'est un peu le symbole de ces Victoires. La sélection était bonne, mais l'ensemble était moyen, comme si le bon niveau général des musiciens faisait qu'on avait du mal à s'enthousiasmer pour tel ou tel artiste (pourtant assez chouettes comme Emilie Simon, charmante, appliquée mais à laquelle manquait la grâce fragile de ses premiers morceaux à Katerine, aux narines surdimensionnées, en passant par Polnareff en direct de Bercy, Olivia Ruiz ou Grand Corps Malade, eux aussi double vainqueurs mérités)
Seules vraie bonne surprise et moment d'émotion, la prestation d'un Vincent Delerm -hélas reparti bredouille comme mes favoris de Phoenix- décoincé et printanier.
Pour terminer sur une note encore plus positive, j'écoute actuellement l'album de Jean-Pierre Nataf, l'ancien chanteur des innocents et c'est une pure merveille. Un album disponible à la médiathèque de Douarnenez.
Et pour finir sur iune touche d'humour, quelques critiques du dernier album de Bénabar extraites du site de la FNAC:
De la Variétoche sans intérêt comme seule la France a le secret... 3 parce que Bénabar a l'air d'etre sympa et de garder la tete froide, à la différence des ignobles Sardou, Obispo, Raphael et compagnie. (3/10)
étonnant cette album qui est publicité par le public et qui va surement rafler des récompenses... mais incompréhension totale car cet album est assez niais! ces textes sont toujours du meme acabit mais la musique aïe aïe aïe... il est sauvé par 1 ou 2 chansons mais le reste s'adresse plutôt à une maison de retraite...(2/10)
Le vent est entrain de tourner et Benabar ne fera plus illusion longtemps! Ses textes ne sont pas populaires mais populistes, ses mélodies ne sont que de vagues successions d'accords primaires et j'éviterais de parler de la voix (je ne veux pas être méchant). On est dans le consensuel écoeurant, la banalité affligeante et je frôle l'overdose de Benabar en ce moment (0/10)
Je crois que l'effet de surprise est passé. Oui ce gras-là (pardon gars!) sait écrire, oui certains textes sont drôles ou touchants, mais là y a quand même beaucoup à jeter: A commencer par Maritie (quelle honte cette chanson...). Franchement, c'ets de le grosse variet' de d..., puis le cahier de solfège où on cherche à forcer le littéraire, Que veux-tu que je lui dise plein de bons sentiments (ça doit être son "côté socialistes" comme disait une autre chanson), tu peux compter sur moi, Bruxelles, Le Berceuse (qui ne résiste pas à une écoute prolongée)... Bref un artiste en sursis pour moi...mais j'ai peur que le prochain album soit de la mélasse genre France 2 le dimanche soir. (5/10)
Bénabar : le petit chanteur coincé qui essaye parfois de faire de l'humour genre Laurent Gerra, parfois faire des chansons engagés, il voudrait bien être un rebelle mais bon, c'est plutôt le genre rebellion comme Les Inconus dans Auteuil Neuilly Passy.Bénabar, un artiste Rire et Chansons Sans aucun interet (0/10)
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