L'orthodontiste

Publié le par lolo

Une discussion samedi soir a fait remonter des souvenirs cruels. Mon bourreau s'appelait Didier R, il était (sans doute sévit-il tojours) orthodontiste à Quimper et c'est lui qui a eu la lourde tâche de redresser mes dents. 
J'ai eu la malchance, comme beaucoup d'enfants, d'avoir les dents du haut en avant (ce qui est cruel, je n'ai jamais sucé mon pouce...) et la grande infortune d'hériter de Monsieur R. comme orthodontiste. 
Le seul bon moment c'était la salle d'attente, ce naze était abonné à Tennis Magazine. Mais j'avais du mal à me consacrer à la lecture de ce mensuel consacré à mon sport favori. 
Tout a commencé quand Monsieur R a décrété que pour redresser mes dents, je porterai un casque de type silence des agneaux, la nuit, et le maximum d'heures dans la journée. Ceci afin d'exercer une traction sur mes dents. Je ne comprenais pas la subjectivité de cette décision unilatérale. EN effet tous mes camrades avaient de classiques appareils à bagues dans la bouche, mais sans partie extérieure. Et moi j'étais là, comme un con, avec mon casque. Dès que quelqu'un venait à la maison, c'était l'humiliation. Le casque m'a gâché la coupe du monde 86, j'ai suivi tous les matches casqué, j'ai vu le but de la main de Maradona casqué, le France Brésil mythique casqué, j'en passe et des meilleures.
Très vite je n'ai plus supporté cette infamie : dès que l'on me couchait, un bisou à papa, un bisou à maman, j'enlevais mon instrument de torture et je m'endormais paisiblement. Le matin je le reettais pour descendre au petit déjeuner. Il fallait remplir tous les jours un graphique indiquant le nombre d'heures ioù l'on portait l'appareil. Je bidonnais carrément le graphique.
Après quelques mois, Didier R ne fut pas dupe. Il ne comprenait pas d'abord pourquoi les dents ne reculaient pas comme prévu. Puis il sut. Au lieu de discuter sereinement de la honte que je ressentais à porter cet appareil, il choisit de laisser pourrir la situation et de m'humilier. Il me fit garder pendant deux ans au moins ce casque que je ne portais pas et se vengea comme il pouvait : un des jeux favoris excitant ce pervers était de décréter que mes dents étaient sales et de me les faire laver devant lui dans son cabinet. J'avais beau m'être brossé les dents un quart d'heure avant de venir, elles étaient sales. Outre ce goût prononcé pour l'humiliaton des enfants, les conséquences sur le trou de la sécu ont certainement été importantes. Sponsoriser aussi longtemps des traitements dont on sait pertinemment l'inefficacité, voilà qui est pour le moins léger... Il était content, il frétillait dans ses immondes débardeurs Lacoste... 
Chaque visite devenait un moment d'appréhension terrible. Je comptais les jours, les heures, les minutes qui me séparaient de la prochaine. Ce compte à rebours était comme une petite mort, à moins de 24 heures de l'échéance, je ne vivais plus.
De guerre lasse, il se rendit compte au bout de deux ans à qui il avait affaire. J'avais décidé de ne pas porter de casque, je n'étais pas Hannibal Lecter, je ne porterais pas de casque. Point. Il ma bagua les dents, j'eus droit après ces deux années perdues, au même type d'appareil que mes congénères et ce fut très bien comme ça. Lorsqu'il me reçut pour la dernière fois j'étais en seconde, je le sentais bien capable de m'arracher une dent en m'enlevant les dernières bagues, mais on en resta là. Une nouvelle vie commençait.

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L
Je comprend mieux qui est ce Didier R.! M a la air d un bien bel enculé!Moi j ai eu Madame Gilard de Douarnenez (elle est noble) pour me remettre les dents à l endroit. J ai eu de la chance, c était une femme très gentille et qui est venue à l enterrement de ma mère qui plus est alors que je l ai juste croisée quelques fois depuis la fin des soins.J ai moi aussi subi la centrale hydro-électrique sur les incisives, ainsi que les élastiques et la palet en plastique. D ailleurs, au sortir de chez le dentiste, ma diction chuintante à cause des élastiques avait fait marrer mon père, à ma grade irritation. Mais de casque, point. Y avait pas moyen d en parler à tes parents ou de demander à ton bourreau d arrêter son cirque? Il sévit toujours? Faudra aller lui crever ses pneus!!!Cà me fait penser à une anecdote de David Rodriguez! au mariage d un de ses potes, ils attendaient le photographe depuis des lustres et quand celui-ci est arrivé, le père du marié est allé discrètement lui crever ses quatre pneus. Le pirec e est que le photographe en question est venu se plaindre à lui qui lui à rétorqué qu il n avait pas quitté la cérémonie.Ce même gonze avait crépi de sa propre merde le pare-brise d un bus qui se garait devant sa baraque. Le chauffeur n avait rien dit, ayant été plusieurs fois mis au courant de la gêne et voyant le côté sanguin du personnage.
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L
ah le palais en plastique... j en ai eu un aussi pour finir en beauté, mais apres ce ke j avais subi avant c etait presque ue delivrance...meme si j ai failli une fois l avaler en jouant au tennis!:
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M
excellent le coup du match de foot casqué.. Moi c'est un peu ça aussi, apres les appareils classiques (quoique l'elastique accroché verticalement aux molaires du fond c'était pas mal aussi ; ça permettait de faire de l'accompagnement pdt les cours de musique) on me reserva le pire pour la fin, soit un palet en plastique ; insupportable, on ne pouvait pas parler avec ; j'ai du le mettre au début, la nuit, mais vite abandonner, ça faisait mal au dents en +; apres une ou deux visites (pour desserrer, puis pour redire que franchement ça n'allait pas) la dentiste a dû laisser tomber, apres tout la correction etait faite , comme quoi c'était vraiment pour faire durer le plaisir et faire tourner l'industrie..et plomber la sécu co tu dis
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