The road to hell

Publié le par lolo

Cette affaire avait fait grand bruit...heureux épilogue, comme quoi quand on veut on peut! Il aura quand même fallu le suicide du fondateur de l'entreprise, 89 as, pour qu'on se décide à trouver une solution...
Délocalisation de Jallatte: plan social accepté par salariés et actionnaires
NÎMES (AFP), 20:19
 
© AFP
Un salarié de l'entreprise Jallatte travaille sur une machine avec un brassard noir au bras en signe de deuil, le 14 juin 2007 à Nîmes
Un salarié de l'entreprise Jallatte travaille sur une machine avec un brassard noir au bras en signe de deuil, le 14 juin 2007 à Nîmes

Les salariés et les actionnaires du fabricant de chaussures de sécurité Jallatte ont accepté le plan social prévoyant le maintien de 143 emplois en France sur 336 dans le cadre d'une délocalisation vers la Tunisie, a-t-on appris vendredi auprès des syndicats.

Aucun licenciement sec n'est prévu par ce plan B, présenté après la vague de colère qu'avait suscité l'annonce, le 30 mai, par le groupe italien JAL, propriétaire de Jallatte, de son intention de délocaliser l'ensemble de la production en Tunisie en supprimant 285 emplois en France, notamment dans le village de Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard). Le fondateur de Jallatte, un artisan cévenol de 88 ans, Pierre Jallatte, s'était donné la mort quelques jours après cette annonce.

"Il s'avère qu'en un mois, on est passés de 285 licenciements à zéro licenciement sec. C'est fabuleux", s'est réjoui Jean-François Anton, délégué CGT à Saint-Hippolyte-du-Fort.

"C'est fabuleux: un petit village, un petit syndicat, un immense rapport de force: on a su faire reculer ce monstre que sont les fonds de pension américains. Au début c'était David contre Goliath. Le pot de terre a fait reculer le pot de fer", a-t-il ajouté.

Le plan avait été approuvé par les salariés mercredi. Jeudi, à l'issue de plus de huit heures de discussions, les actionnaires de JAL, notamment la banque américaine Bank of America, ont également donné leur feu vert. L'accord de méthode a été signé vendredi dans le Gard.

Le plan prévoit de maintenir une partie de la production de chaussures dans son berceau de Saint-Hippolyte-du-Fort. 132 salariés y resteront en activité ainsi que 11 à Ennery en Moselle.

Le reste des départs se fera soit par des pré-retraites à 55 ans, dans le cadre d'un dispositif dérogatoire soit par des départs volontaires aidés. La vingtaine de salariés du site de Breuil-sur-Couze dans le Puy-de-Dôme seront transférés à un repreneur spécialisé dans les bottes en PVC.

Par ailleurs, les collectivités locales se sont engagées financièrement: la région Languedoc-Roussillon versera 500.000 euros pour la revitalisation du bassin d'emploi gardois touché, le conseil général du Gard présidé par le socialiste Damien Alary rachètera pour 1,5 million d'euros une partie du site Jallatte à Saint-Hippolyte et la communauté de communes d'Alès pour 2 millions d'euros celui d'Alès qui sera fermé (149 salariés).

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Publié dans Conscience sociale

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