La reine Christine
Ah Christine... la reine Christine Ockrent, dont le mari Bernard Kouchner entre au gouvernement servir de caution à la droite (c'est sûr que s'il a envie d'être ministre faut pas attendre que la gauche passe...), Christine, ce morceau magnifique de House of Love lors de mes années étudiantes... hélas c'est aussi Christine Boutin (facile de se prendre un Kouchner comme caution morale pour faire rentrer au gouvernement des extrémistes comme Boutin ou des traîtres comme Besson!), notre nouvelle ministre de la Ville et du logement... on aurait presque envie de quitter la vile pour habiter en campagne... quel parcours étonnant... Je suis sûr que cette illuminée avait négocié son ministère il y a 6 mois en échange de ne pas se présenter à la présidentielle... Beau tandem en perspective avec Bachelot (ministre des sports!!!). Hommage.
Christine aime la famille avec un grand F, elle-même a d’ailleurs eu trois enfants de l’amour avec son cousin germain Louis. Son engagement en politique débute donc logiquement par le militantisme anti-avortement. En 1988, elle défile à la Marche nationale pour le droit à la vie. Dix ans plus tard, Christine devient célèbre pour son combat anti-PACS (Pacte civil de solidarité qui permet notamment d’officialiser l’existence des couples homosexuels). Elle ouvre une Bible à l’Assemblée puis repart défiler dans une manifestation qui réunit 100.000 personnes à Paris. Le but : promouvoir la procréation comme acte ultime d'amour. Dans la foule, les plus inspirés scandent « les pédés au bûcher ! ».
Christine a aussi été présidente d'honneur du Cercle de la Cité vivante, pétillant lobby de la joie de vivre dont la Bible est la Marée noire de la pornographie. On peut y lire : “Au parlement et dans certaines régions, on est surpris de voir la fréquence d'homosexuels aux postes politiques (...) une pareille ingérence n'est ni saine ni souhaitable”. Ou sur le sida : “Ce virus a eu le génie de s'attaquer à ceux qui ont transformé la physiologie de la reproduction en plaisirs frelatés (...) ils sont responsables des millions de morts à venir. (...) En cette période où tout ce qui est contre la morale même naturelle est admiré, ce virus savait où frapper.” Mais Christine se bat à l'occasion pour des causes plus sociales : elle milite en 2003 pour l’établissement d’un revenu minimum d’existence qu’elle appelle le Dividende universel. Le but ? Permettre aux exclus de redémarrer et de renouer avec un sentiment d’appartenance à la société. Christine va plus loin et propose d’étendre ce revenu aux détenus. Pourquoi ? Parce que « si l’on veut réellement que les individus se réinsèrent un jour, ils doivent pouvoir économiser. Laisser des détenus oisifs, sans activité ni ressources, c’est une insulte à la dignité. Et surtout, c’est le pire des dangers. ». Elle propose aussi de créer un numerus clausus : pas plus de prisonniers que de place disponibles. Bref, Christine est tout l’inverse du libéral/libertaire, cet être qui croit aux valeurs du stupre et du marché.
Elle a été nommée le 18 mai 2007 Ministre du logement et de la Ville du gouvernement Fillon.