De Laure Manaudou à Catherine Tanvier, les limites du "travailler plus"
Laure Manaudou démontre en quittant son entraîneur, le déjanté Philippe "en sport, quand je peux niquer je nique" Lucas, les limites du "travailler plus pour gagner plus. Il voulait lui imposer des cadences toujoursq pus infernales, elle voulait retrouver son copain en Italie. Même si elle semble parfois un peu light, on ne peut que lui donner de quitter celui pour qui Sarko semble être un modèle et qui a jugé ce départ comme celui d'un refus de travail par une grosse feignasse, laissant au passage sous-entendre qu'en Italie elle risquait de se doper...Dans quelques semaines tout le monde aura oublié Monsieur Lucas, quand sa nageuse restera au sommet de sa gloire.
AUx antipodes de Laure Manaudou, il y a Catherine Tanvier. J'avais lu il y a quelques semaines un article dans l'Equipe Magazine (avant leur immonde nouvelle formule sur papier glacé ce journal avait atteint quelques moments de grande classe) sur l'ancienne n°1 française de tennis (elle fut 20eme mondiale à son top...). Je vais immédiatement acheter ce livre qui a l'air trop bon. En plus elle semble détester Nathalie Tauziat, et c'est tout à son honneur!
EXTRAIT D'UNE CRITIQUE SUR INTERNET:
Des livres sur le tennis il y en a toujours eu. Souvent ce sont des biographies chronologiques où se mêlent confidences, exploits et petits échos du backstage d’un monde cruel, celui du circuit du tennis professionnel. L’exemple c’est celui rédigé par Nathalie Tauziat qu'on cite volontairement puisque Catherine Tanvier lui assène un coup droit long de ligne monumental page 204 : « Je préfère 100 fois mon livre convulsé à celui d’une Tauziat, Les dessous du tennis féminin, construit de petites délations mesquines et de mille bruits de couloir misérable ». Tout est dit. En effet, ne cherchez pas des scoops ou des révélations fracassantes dans le livre de Tanvier, laissez vous simplement emporter par l’élan de Cathy. On sent dans ce récit beaucoup de haine, beaucoup de désespoir, mais également énormément de lucidité. On a souvent envie de lui crier de s’évader, de partir, de lâcher sa raquette, de hurler à ce central de Roland-Garros dont elle a peur : «Laissez moi vivre ! ».
EXTRAIT D'UNE INTERVIEW AU JOURNAL DU DIMANCHE
Vous avez joué en même temps qu'Isabelle Demongeot, qui accuse son ancien entraîneur Régis de Camaret de viol. Etiez-vous au courant ?
Quand elle était seule sur un tournoi, Isabelle était complètement inhibée, toujours au bord des larmes, avec tous les stigmates de la fille bouleversée. Je ne comprenais pas, car elle était joviale quand elle retrouvait Régis de Camaret. C'est sans doute pour ça qu'elle a parlé de "gourou". Pour elle, ce devait être presque normal à l'époque de subir ce qu'elle a subi. Je lui ai tout de suite envoyé un SMS : "Sois forte, va jusqu'au bout, il faut qu'il paie !" Je la crois totalement. Au contraire de Nathalie Tauziat, qui ne pouvait pas ne pas savoir [elle appartenait au même groupe d'entraînement]. Surtout après avoir partagé une chambre à trois pendant des années sur les tournois.
Suivez-vous l'actualité du tennis ?
Le circuit masculin, surtout. Mais aussi de plus en plus le féminin, avec le retour des soeurs Williams. L'an dernier, j'ai trouvé la victoire d'Amélie Mauresmo à Wimbledon vraiment belle et méritée. Quand Nathalie Tauziat a joué cette même finale en 1998, vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai souhaité qu'elle ne s'impose pas. Je ne voulais pas qu'elle casse mon rêve, car elle était tout le contraire d'une gagnante potentielle de Wimbledon. Tout était un peu flasque chez elle, c'était presque une imposture. Elle n'était pas athlétique, trop loin de Navratilova ou de Novotna, qui étaient des véritables Edberg au féminin.
Critique après lecture... A suivre.