Lost weekend

Publié le par lolo

La dédicace organisée samedi à la librairie Amiot Carole à Hennebont restera une belle déception. Sûrement le moment le plus glauque depuis la sortie de net plus ultra... 
Cette dédicace c'était juste l'occasion de vendre quelques (derniers) exemplaires du bouquin en profitant des achats de Noël.
J'arrive à 14h30, fanch m'avait indiqué la route de façon très précise mais je sais pas quand j'ai vu la librairie je me suis dit que ça ne devait pas être ça, une devanture improbable... j'ai fait deux fois le tour de la rue pour voir s'il n'y avait pas par hasard une autre librairie. Je rentre, je vois juste après l'entrée à droite le fanch installé sur un fauteuil de ministre, du coup il faisait tout petit devant d'énormes piles de Net plus Ultra. Premier bilan des ventes de la matinée : 1 vente, à 12h30,  à une femme qui cherchait un cadeau pour les 33 ans de son fils.
Déjà là je me dis que l'après-midi va être pénible....mais toutes mes appréhensions ont été largement dépassées... déjà l'endroit, à se tirer une balle dans la tête. Ca commence avec un tapis rouge complètement pourri dans l'entrée... entrée des artistes...Du carrelage d'épicerie au sol dans la première partie du magasin, une vieille moquette marronnasse dans la partie librairie. Car la librairie ne représentait qu'une partie infinitésimale du magasin. Pour atteindre la librairie, il fallait passer divers obstacles : tabac, cigares, cartes de Noël, confiseries, bougies, presse, jeux à gratter...ce qui nous a valu une scène cocasse : une vieille femme, visiblement une habituée, a passé deux heures à acheter des jeux à gratter au comptoir et à les gratter à l'autre bout du magasin. Rien qu'à la voir j'avais envie de me gratter. Dans l'après-midi, il y a du avoir 3 personnes qui ont acheté des livres, et en plus pas le nôtre.
Ceci dit, pour tromper l'ennui j'ai fait un petit tour dans la partie librairie : rien qui donne envie, les Goncourt sont bien en évidence, mais le rayon livres pour enfant par exemple est d'une telle pauvreté...c'est pas comme ça qu'on va rajeunir Hennebont...
Il y a quelques semaines je recevais à l'ANPE une charmante habitante de Pont-Croix (traduire : gentiment vrillée) qui me dit que sa commune devait être une réserve naturelle parce que tous les tarés du Cap-Sizun y étaient rassemblés. Selon elle, on devait certainement les parquer à Pont-Croix parce qu'il y avait un pourcentage de tarés inégalé dans cette commune. Je l'ai gentiment éconduite en mettant un terme rapide à notre entretien, avant de m'empresser d'aller demander  son avis sur la question à Isabelle, une collègue habitant ce joli village...
Fermons la parenthèse... je suis aujourd'hui tenté (sérieusement) d'adapter à propos de Hennebont ce que cette demandeuse d'emploi me disait de Pont-Croix. Des têtes de fous, des sourires qui se transforment en rictus, des gens dans leur monde, quasiment pas une seule personne avenante parmi la clientèle. C'est vrai que la vendeuse a su se mettre au diapason, souriante, agréable, sympathique... En tout cas, parmi cette faune bigarrée, seules deux personnes nous poseront quelques questions sur le livre... de façon plutôt agressive du reste pour l'une d'entre elles...
Madame Amiot vaquant à des tâches ménagères, c'est son mari qui nous tint compagnie pendant cette après-midi ;  il est d'abord plutôt sympathique, jeune, grand, cool, mais tout cela sent le superficiel à plein nez. Je croyais qu'il avait beaucoup aimé le livre, il l'a seulement "lu en diagonale",. Il aurait pu aussi nous payer un café ça mange pas de pain,  j'étais fracassé après la route, tant pis la prochaine fois. Je passe sur  les sempiternels commentaires sur l'ANPE ("c'est sympa comme boulot mais vous devez pas être débordés..." alors que lui sortait fumer sa clope 5 minutes toutes les demi-heures...), sur les conversations sans intérêt (il se sentait sûrement obligé de venir discuter de temps en temps parce qu'on n'avait personne...) sur les cadeaux de Noël et autres, ou alors les remarques qui plombent encore plus type ("on n'a jamais fait un si mauvais score..." ou "c'est bizarre c'est l'approche des fêtes mais y'a encore moins de monde qu'un samedi normal")... brrrrrrrrrrrref à 17 heures, désireux de mettre un terme à cette mascarade, plongé depuis plus d'une heure déjà dans une semi torpeur, je levai le camp, mettant là un terme définitif à mes obligations promotionnelles relatives à Net plus Ultra (j'assure cependant toujours des ventes directes et des dédicaces personnalisées).
 
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
rassurez-vous cher public les auteurs ne sont pas en train de se pourrir !; tout a fait daccord pour le libraire qd tu dis que derrière les bonnes paroles, le côté affable, cest un peu du vent ; par contre j'ai bien eu un café le matin ! mais un second naurait pas été de trop; Joyeux Noel! tout à fait d'accord pour boire un coup après !...
Répondre
L
pas du tout j aurai mvse grace a critiquer ds la mesure ou je n ai rien fait comme demarches depuis qq mois c est juste le libraire, la librairie, les habitants de ce bled pourri qui m'ont gonflé...il y a du avoir 3 pers qui st venues acheter des livres ça me faisait marrer qd le libraire ns disait s aller au devant des gens  j ai pas envie de me prendre un pain, moi!!!!!!!!!pas grave;on se voit apres noel???mon depart a 17h a  til provoqué une poussée des ventes???
Répondre
F
Je sens comme du chambrage quant au choix saugrenu du lieu non?! Peut-ê l'ai-je mal jaugé mais si le libraire se lance, affirme qu'il a un public pour ça, pourquoi ne pas le croire? vu qu'il a aussi interêt que la dédicace marche (si les invendus seront convertis en avoirs, il lui reste les frais de port, porportionnels au volume, avt et après..)
Répondre