Je me souviens, je me rappelle
A gauche et à droite (à ce sujet l'après match de Portugal - France a été gâché par l'interview quasi immédiate sur TF1 de Dominique de Villepin qui à ma connaissance n'avait rien à faire là, n'était pas sur le terrain et sa propagande il peut se la carrer), on entend dire que 2006 c'est pas comme 1998.
Hé oui, mais 98 c'était en France, on était jeune et célibataire....
Résultat du petit comparatif :
1998 : 62 matches vus sur 64 (les 2 ratés j'étais dans le train). Maquillage. Rasage du crane après la finale. Le jour de la finale arrivée au bar à 14 heures pour un coup d'envoi à 21 heures. Gros fracassage. Toujours en groupe. Fête parmi des hordes de supporters de tous les pays sous la tour Eiffel. C'était une époque charnière,, j'avais trouvé du boulot mais je ne commençais qu'en septembre...Le rêve après quelques mois de RMI, je savais que c'était la fin de la galère. Le titre de l'équipe le lundi 13 juillet "Pour l'éternité". 3 jours de récupération dans les alpes avec mes parents,. Le défilé sur les champs et Sylvain le crâne rasé qui ressemblait à Ronaldo...
2006 : une dizaine de matches vus, dont tous ceux de la France sauf France-suisse. Matches vus seul ou en groupe (en groupe de 2, avec Kristell, Fanch ou Laurent Le Goff). Pour la finale, nous espérons être 3 (mais le nombre ne fait pas forcément le bonheur, on évolue, je me souviens de France - Italie en finale de l'Euro 2000, nous étions 2 avec Fanch et je me souviens encore de sa roue victorieuse dans mon studio de la rue du Cosquer, c'était grandiose). France - Brésil avec Lison sur le canapé en première mi-temps et une lecture d'histoire en parallèle au match... 2 coups de klaxon à Douarnenez après France-Portugal. 2 verres de vin et une bière pendant France-Brésil.
Je m'assagis, la vie de famille est là, plus question de partir une semaine se déchirer à Paris... Je ne peux pas dire que ça me manque, même si j'aimerais voir certains amis plus souvent; malgré cette tranquillité, j'apprécie cette coupe du monde, le plaisir simple de regarder un bon match du fond du canapé... la langueur monotone contre la Suisse, une certaine injustice contre la Corée, la délivrance contre le Togo, la maîtrise contre l'Espagne, la plénitude contre le Brésil, l'héroisme contre le Portugal, et bientôt... la délivrance contre les pizzaiolos...
Je pourrais analyser l'arbitrage, critiquer les commentaires, décrypter le comportement de tel ou tel joueur, mais l'Equipe et autres font ça tellement bien... Je préfère finir sur une pensée pour Amélie Mauresmo, enterrée à Roland-Garros et qui renaît à Wimbledon (sa finale de samedi passera sûrement au second plan, comme pour Nathalie Tauziat en 1998...) et pour Roger Lemerre un grand entraîneur de l'Equipe de France (Domenech ne lui arrive pas à la moitié de la cheville), qui entre deux grincements de dents eut cette phrase mythique : "si mon chapeau savait pour qui je vote, alors je mangerai mon chapeau". Miam miam.
Hé oui, mais 98 c'était en France, on était jeune et célibataire....
Résultat du petit comparatif :
1998 : 62 matches vus sur 64 (les 2 ratés j'étais dans le train). Maquillage. Rasage du crane après la finale. Le jour de la finale arrivée au bar à 14 heures pour un coup d'envoi à 21 heures. Gros fracassage. Toujours en groupe. Fête parmi des hordes de supporters de tous les pays sous la tour Eiffel. C'était une époque charnière,, j'avais trouvé du boulot mais je ne commençais qu'en septembre...Le rêve après quelques mois de RMI, je savais que c'était la fin de la galère. Le titre de l'équipe le lundi 13 juillet "Pour l'éternité". 3 jours de récupération dans les alpes avec mes parents,. Le défilé sur les champs et Sylvain le crâne rasé qui ressemblait à Ronaldo...
2006 : une dizaine de matches vus, dont tous ceux de la France sauf France-suisse. Matches vus seul ou en groupe (en groupe de 2, avec Kristell, Fanch ou Laurent Le Goff). Pour la finale, nous espérons être 3 (mais le nombre ne fait pas forcément le bonheur, on évolue, je me souviens de France - Italie en finale de l'Euro 2000, nous étions 2 avec Fanch et je me souviens encore de sa roue victorieuse dans mon studio de la rue du Cosquer, c'était grandiose). France - Brésil avec Lison sur le canapé en première mi-temps et une lecture d'histoire en parallèle au match... 2 coups de klaxon à Douarnenez après France-Portugal. 2 verres de vin et une bière pendant France-Brésil.
Je m'assagis, la vie de famille est là, plus question de partir une semaine se déchirer à Paris... Je ne peux pas dire que ça me manque, même si j'aimerais voir certains amis plus souvent; malgré cette tranquillité, j'apprécie cette coupe du monde, le plaisir simple de regarder un bon match du fond du canapé... la langueur monotone contre la Suisse, une certaine injustice contre la Corée, la délivrance contre le Togo, la maîtrise contre l'Espagne, la plénitude contre le Brésil, l'héroisme contre le Portugal, et bientôt... la délivrance contre les pizzaiolos...
Je pourrais analyser l'arbitrage, critiquer les commentaires, décrypter le comportement de tel ou tel joueur, mais l'Equipe et autres font ça tellement bien... Je préfère finir sur une pensée pour Amélie Mauresmo, enterrée à Roland-Garros et qui renaît à Wimbledon (sa finale de samedi passera sûrement au second plan, comme pour Nathalie Tauziat en 1998...) et pour Roger Lemerre un grand entraîneur de l'Equipe de France (Domenech ne lui arrive pas à la moitié de la cheville), qui entre deux grincements de dents eut cette phrase mythique : "si mon chapeau savait pour qui je vote, alors je mangerai mon chapeau". Miam miam.
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